Elles sont au paysage rétais ce que les volets verts sont aux maisons ou les vélos aux touristes en short : indispensables. Et pourtant, cet été, les roses trémières jouent à cache-cache. Plus rares dans les venelles, elles laissent vacanciers et habitants perplexes. Mais que s’est-il passé ? Enquête fleurie.
Roses trémières vs. plantes rivales : le combat des gladiateurs botaniques
Selon Dominique Chevillon, naturaliste local, la rose trémière a désormais de la concurrence sérieuse. Le lilas d’Espagne, lui, a décidé de coloniser les rues façon squat végétal. Ajoutez à cela l’euphorbe des garrigues, arrivée en mode envahisseur professionnel, et la pauvre passerose n’a plus beaucoup de lumière pour faire sa star. Résultat : dans les venelles, c’est devenu « Koh-Lanta : spécial végétaux ».
Soleil brûlant et vélo maladroit : la double peine
Comme si la concurrence ne suffisait pas, le climat a joué les trouble-fête. Sécheresses, canicule, zéro pluie… bref, un remake du Sahara version atlantique. La rose trémière, d’ordinaire robuste, a pris un coup de chaud. Et si par miracle elle survit, elle doit encore esquiver les rafales de vent et… les touristes à vélo. Un guidon mal placé, et hop, 3 mètres de tige étalés au sol.
Heureusement, il existe une solution : un simple tuteur ou un fil accroché au mur. Pas besoin de diplôme en botanique, juste un peu de bon sens. (Et éventuellement un panneau « merci de freiner avant de rouler sur mes fleurs »).
Une star qui a traversé les siècles
Venue du Moyen-Orient au XIIe siècle, la rose trémière est une véritable globetrotteuse. Ses hampes colorées de 1,5 à 3,5 mètres ont fait d’elle l’influenceuse des venelles rétaises. Sa force ? Pousser n’importe où, même dans un bout de terre gros comme une pièce de deux euros.
Menacée ? Pas vraiment. Juste capricieuse.
La bonne nouvelle, c’est qu’avec un peu d’arrosage, quelques gestes attentifs et un coup de pouce des habitants, la rose trémière pourrait bien revenir l’été prochain. Et recommencer à faire ce qu’elle fait le mieux : poser devant les façades blanches pour les photos Instagram des vacanciers.






